Le capitaine du
navire
Seul « maître à bord», le capitaine (ou
commandant) est le chef de l'expédition maritime. Au plus haut
de la hiérarchie des officiers, il a sous ses ordres un
équipage dont l'importance varie selon la taille du navire et
le type d'activité.
La taille des navires qu'un capitaine peut commander augmente
avec son niveau de qualification au fur et à mesure des
formations suivies et des navigations accomplies.
Par ailleurs il est le représentant de la compagnie à bord et
le mandataire de son armateur à l'étranger.
Assisté par le second capitaine et le chef mécanicien, le
capitaine exerce son autorité sur toutes les activités du
bord.
De un à deux hommes sur les vedettes à passagers, une vingtaine
de marins en moyenne sur les navires de transport de fret,
jusqu'à plusieurs centaines sur les navires à passagers,
l'équipage placé sous ses ordres est réparti entre le service
du pont (navigation et conduite du navire) et le service de la
machine (moteurs, appareils, équipements, pompes, etc.). Sur
les navires à passagers, un service dit "général" assure en
outre les tâches d'accueil, de restauration et
d'hôtellerie.
Le capitaine assure directement un grand nombre de tâches
:
La
conduite du navire (service du pont) :
·
les
manoeuvres : l’appareillage (départ du navire), et l’accostage
(arrivée du navire), sont toujours effectués par le commandant,
assisté par un pilote qui connaît parfaitement le port et ses
abords ;
·
la
navigation, qui consiste notamment à choisir le meilleur
itinéraire avec son « état-major » en fonction de la
destination, de la météo, des horaires, etc. et à adapter la
vitesse et le cap du navire en fonction des circonstances
rencontrées en route ;
La
supervision du service de la machine :
Le chef mécanicien, qui est le responsable direct du bon
fonctionnement de toutes les machines, appareils et équipements
du bord, est placé sous l'autorité du commandant et ne rend
compte qu'à lui.
La
gestion de la sécurité et de la sûreté :
Le
commandant est responsable de la sécurité des personnes et des
biens, il est également chargé de la prévention et de la
lutte contre les agressions extérieures (piratage, terrorisme)
;
L’exploitation
commerciale du navire :
Il a l'entière responsabilité des passagers et des marchandises
transportés.
Pendant les trajets, le capitaine est le plus souvent « hors
quart » afin de pouvoir se rendre disponible à tout moment.
Pendant les escales, il délègue à ses officiers la surveillance
du chargement et du déchargement de la marchandise, les
approvisionnements du navire, la gestion des passagers, etc..
Il se charge des formalités administratives et commerciales
tout en restant informé de tout ce qui se passe à bord.
Le métier de capitaine s'exerce sur tous les types de navires
de marine marchande :
·
au
transport de marchandises (pétrole, gaz, produits chimiques,
conteneurs, céréales, charbon, minerais, véhicules, etc.) ;
·
au
transport de passagers (car-ferries, croisières, cargos mixtes,
navires à grande vitesse, micro-cabotage, vedettes à passagers)
;
·
aux
activités maritimes spécialisées (recherche océanographique ou
sismique, prospection ou exploitation off-shore, pose de câbles
sous-marins, extraction de matériaux marins, etc.) ;
·
aux
activités portuaires (pilotage, dragage, remorquage,
etc.).
Dans un
environnement naturel incertain et en situation de complète
autonomie, le capitaine doit savoir diriger l'équipage, gérer
les crises, prendre des décisions rapidement et déléguer ses
responsabilités.
Quelles que soient la taille et la puissance du navire, il doit
ainsi à la fois :
·
être un
expert en navigation,
·
savoir
commander,
·
bien
connaître son navire,
·
maîtriser
l'informatique et l’électronique du bord,
·
connaître
le droit maritime,
·
être un
bon gestionnaire.
Il doit
donc posséder des qualités techniques et humaines, une solide
expérience de la mer et du commandement, ainsi que des
compétences de chef d'entreprise. Ces qualités s'obtiennent
avec l'expérience.
Suivre la filière de formation polyvalente (pont et machine)
est un atout pour arriver au niveau qui permet de commander les
plus grands navires (capitaine de 1ère classe ou capitaine
illimité).
Les conditions de vie et de travail dépendent de plusieurs
facteurs :
·
les zones
de navigation : des côtes les plus fréquentées aux grandes
étendues océaniques, chaque zone possède ses caractéristiques
climatiques avec ses risques liés à la météo, au trafic, aux
courants, aux fonds marins, à l'éloignement ou à la proximité
des côtes ;
·
les
caractéristiques du navire (taille, puissance, équipements,
ancienneté, etc.) ;
·
le type
de transport, qui conduit à une spécialisation des navires et
de leurs modes d'exploitation : pétroliers, chimiquiers,
gaziers, vraquiers, porte-conteneurs, car-ferries, navires de
croisière, etc. ;
·
la durée
et la fréquence des traversées : selon le genre de navigation,
la durée d'absence varie de la journée (navigation de courte
distance) à plusieurs mois (navigation au long cours) en
passant par quelques journées (sur les car-ferries) ou quelques
semaines (au cabotage) ;
La taille
des navires commandés, définie par la jauge exprimée en unité
de mesure internationale standard, dépend du brevet de
capitaine détenu.
Tous les brevets sont accessibles au terme d'un temps de
navigation effectué à l'issue de la formation
correspondante.
Le patron du
remorqueur
Le patron
du remorqueur demeure un élément déterminant au sein de
l’équipage, il est responsable de tout événement en mer et
assure la gestion nautique du remorqueur.
Le commandement de
remorqueur exige l’obtention de certificats, de diplômes, et de
brevets conformément à la réglementation en vigueur, il
existe différentes catégories de
navigation :
1. La
navigation au commerce, à la pèche, de plaisance et les
radiocommunications.
Ce qui nous intéresse, c’est la navigation au commerce, qui est
divisée en trois partie :
2. La navigation à proximité du littoral , la navigation
restreinte ,et la navigation sans restriction.
L’activité de l’entreprise portuaire de Skikda se limite,
outre, à la navigation à proximité du littoral, à la navigation
restreinte, notamment lors des arrêts techniques, et
exceptionnellement le remorquage d’engins flottants (navires,
pontons, dragues etc.).
Le système de travail de l’entreprise portuaire de Skikda est
24h/72h, les patrons de remorqueurs sont affectés suivant le
type de navigation, en fonction de leur qualification.
Les exigences en matière de navigation à proximité du littoral
sont :
Le patron de remorqueur doit posséder,
soit:
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Brevet de second
capitaine à bord de navires d’une jauge brute
inférieure à 3000 tonneaux.
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|
Brevet de capitaine à
bord de navires d’une jauge brute inférieure à
500 tonneaux.
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|
Brevet de capitaine à
bord de navires d’une jauge brute inférieure à
3000 tonneaux.
|
Pour ce
qui est de la navigation restreinte, il faut que le patron
du remorqueur soit titulaire de
:
|
Brevet de second
capitaine à bord de navires d’une jauge brute
inférieure à 5000
tonneaux.
|
|
Brevet de second capitaine
à bord de navires d’une jauge brute égale ou
supérieure à 5000 tonneaux.
|
|
B
revet de capitaine à bord de navires d’une
jauge brute inférieure à 5000 tonneaux.
|
|
Brevet de capitaine à bord de
navire d’une jauge brute égale ou supérieure à
5000 tonneaux.
|
Conformément
au décret exécutif 02/143 du 16 avril 2002, fixant les titres,
brevets et certificats de la navigation maritime et les
conditions de leur délivrance.
L’autre exigence potentielle, pour assumer la fonction de
patron de remorqueur, consiste en l’application des clauses
stipulées par
la STCW 95
(convention on stantards of training, certification and
watchkeeping for seafarers), convention internationale portant
sur les normes de formation de gens de mer, de délivrance des
brevets et de veille, dans le cadre de l’organisation maritime
internationale (OMI).
En conclusion, les dispositions réglementaires maritimes sont
complexes et diversifiées auxquelles l’inscrit maritime en
général, et le patron de remorqueur en particulier doivent se
conformer, et qui sont à chaque fois misent à
jour.
LE CHEF
MECANICIEN
Le chef mécanicien
dirige le service machine. En pleine mer, le navire
fonctionne en autonomie : à bord, il est responsable
du bon fonctionnement de tous les appareils. Toutes
les opérations d’entretien, de maintenance et de
réparation des installations du navire se font sous
sa direction.
En cas de problème technique, le chef mécanicien doit
veiller à assurer les fonctions vitales pour la sécurité de
la navigation et l'exploitation du navire comme pour le
suivi des opérations commerciales. Le chef mécanicien est
donc un élément essentiel de la sécurité du navire, de
l'équipage et de la cargaison.
Le chef mécanicien
encadre et dirige tous les marins du service machine
:
mécaniciens, électriciens, etc.
Ce sont eux qui, à partir de la seule
énergie du bord (gasoil, gaz), sont chargés du bon
fonctionnement des machines qui fournissent 24 h/24
et 7 j/7 les énergies mécaniques et électriques
indispensables à la marche et à l’exploitation du
navire.
Ainsi le moteur principal doit assurer sans défaillance la
propulsion du navire et les moteurs auxiliaires fournir
l'électricité pour toutes les installations du bord
:
- mécaniques : ventilateurs,
compresseurs, pompe, systèmes hydrauliques,
fabrication d'eau douce à partir de l'eau de mer,
etc. ;
- thermiques : chauffage,
climatisation, réfrigération, etc. ;
- électroniques : instruments de
navigation, conduites d'installations, appareils
de surveillance, ordinateurs, etc.
Le service machine veille aussi au bon fonctionnement
des installations dédiées à la cargaison et aux
opérations commerciales.
Le chef mécanicien dispose d'une
grande autonomie.
Le chef mécanicien est placé sous la
seule autorité du commandant. Il le tient informé de
l'état de marche du navire et des incidents ou des
avaries éventuelles, ainsi que des travaux en cours
ou à prévoir.
Il peut entrer en liaison avec les services de l’armement à
terre pour trouver des solutions aux problèmes techniques
les plus complexes. Il doit travailler en bonne
intelligence avec le service « pont ».
Compte-tenu de la grande diversité des navires de la marine
marchande, le chef mécanicien doit être capable de
s'adapter aux puissances variées et aux technologies
parfois très complexes des machines que requiert chaque
type d'activité :transport de marchandises (pétrole, gaz,
produits chimiques, conteneurs, céréales…)
- transport de passagers
(car-ferries, croisières, cargos mixtes,
catamarans, navires à grande vitesse)
- activités maritimes spécialisées
(recherche océanographique ou sismique,
avitaillement off-shore, extraction de matériaux
marins, dragage, etc.).
Un chef mécanicien doit donc posséder
des connaissances techniques variées, une solide
expérience du service machine et le sens du travail
en équipe.
Il doit faire preuve de grandes capacités d’analyse, de
rigueur et de méthode.
Comme le commandant, il doit savoir gérer et animer une
équipe, ne pas compter son temps et prendre des décisions
rapides.
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